Une œuvre de Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann (14 avril 1698 - ?)
Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann est issu d'une lignée de musiciens qui s'installèrent à Arnstadt. Son père, Paul Gleitsmann, naquit vers 1660 à Weissenfels. Il était lui-même fils du maître de musique local. Il entra, vers 1690, comme valet de chambre à la cour du comte d'Arnstadt. (Il est à remarquer que, jusqu'en 1692, les orgues d'Arnstadt étaient tenues par le grand organiste Heinrich Bach, grand-oncle de Johann Sebastian Bach, auquel succéda, pour quelques années, son fils Johann Christoph, un des meilleurs musicien de la famille Bach qui initia son jeune cousin Johann Sebastian au jeu de l'orgue.) À la cour d'Arnstadt, Paul Gleitsmann s'illustra comme luthiste, violoniste et gambiste. Il obtint le poste de Maître de Chapelle en 1707 (l'année où Johann Sebastian Bach quitta ses fonctions d'organiste officiel de la ville, qu'il assurait depuis août 1703). Paul Gleitsmann mourut le 11 novembre 1710 à Arnstadt.
Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann naquit à Arnstadt le 14 avril 1698. Comme Ernst Gottlieb Baron, qui était sensiblement du même age (il était né en 1696), Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann alla étudier le droit à Leipzig. Là, il se perfectionna au luth auprès de Silvius Leopold Weiss.
Plus tard, on retrouve Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann luthiste à Prague. Il devint, vers 1730, musicien de chambre à la cour de l'Électorat de Wurtzbourg, au service du prince-évêque Frédéric Charles von Schönborn.
Deux collections d'Anton Wilhelm Heinrich Gleitsmann sont indiquées dans les manuscrits répertoriés par Breitkopfs, avec 12 « Partiten à Liuto solo ».
Dans son traité sur les luths : « Historisch-theoritisch und praktisch Untersuchung des Instruments der Lauten, usw. », Ernst Gottlieb Baron mentionne un Gleitsmann dont les compositions « worinnen er Fleiß angewendet, gar wohl ins Gehör fallen » ! (jouées avec l'application nécessaire, tombent très bien dans l'ouïe !).